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Rencontre avec la communauté arménienne d’Autriche (Objectif 6)

Rencontre avec la communauté arménienne d’Autriche (Objectif 6)
  • Date et l'heure de la discussion

    4 juillet 2021

Panélistes

  • Rafael Ter-Hakobyan

    Président de l'Association pour le Soutien de l'Artsakh en France, ancien Président de AGBU Paris

  • Talar Kazanjian

    Co-initiateur de l’initiative Le FUTUR ARMÉNIEN

Modérateur

  • Sona Tsaturyan

    Co-fondateur et membre du conseil d'administration du Forum austro-arménien

L’avenir de l’Arménie est impossible sans sa diaspora. En même temps, il est impossible d’avoir une diaspora forte dans le monde sans une Arménie forte. Transformer la relation entre la diaspora et l’Arménie est vital car nous devons nous efforcer d’établir un partenariat mutuel et bilatéral.

L’initiative Le FUTUR ARMÉNIEN doit attirer le plus de jeunes et talentueux possible. Nous devons comprendre leurs pensées, leur vision de l’avenir et les approches pour résoudre des problèmes aigus.

L’initiative Le FUTUR ARMÉNIEN est née à la suite de la guerre d’Artsakh. Cependant, il existait avant cela sous le nom d’Arménie 2041, qui envisageait divers projets, dont la création d’un fonds d’investissement, qui fournirait un afflux d’investissements importants en Arménie. La guerre a retardé tous ces plans. En conséquence, nous avons réalisé la nécessité de former un concept d’une vision nationale pour l’avenir. Nous ne parlons pas de la vision d’un État, d’une entreprise ou d’un individu, mais plutôt d’une vision nationale et pan-arménienne de l’avenir de la nation dans un contexte mondial.

Après de longues concertations avec un panel assez large d’individus dans le cadre de l’initiative, quinze objectifs ont été proposés et, fin avril, l’initiative a été lancée. Comme toute campagne, cette initiative a une date de début et de fin. Nous nous efforçons de tirer de cette initiative un plan d’action précis et une vision plus claire de l’avenir de notre pays.

L’Arménie n’est pas le seul pays avec une diaspora. Nous pouvons analyser d’autres exemples historiquement réussis de relations entre l’État et la diaspora, y compris certaines options arméniennes. Une chose est sûre après la guerre d’Artsakh : les relations Arménie-diaspora doivent être revues, les rôles de chaque partie nécessitent de nouvelles formulations et transformations. L’Arménie, en tant qu’État et société, doit changer son attitude envers la diaspora, et la diaspora, à son tour, qu’il s’agisse d’individus ou d’organisations et/ou institutions, doit repenser le soutien apporté à l’Arménie : pourquoi et qui elle soutient, et quelle est la vision de ce qu’elle soutient.

Dans les réalités du 21e siècle, ce n’est plus le lieu de résidence géographique qui importe mais l’affiliation. Peu importe où vous vivez si vous vous considérez comme un Arménien ; vous devez avoir le droit et la responsabilité de participer aux décisions concernant l’avenir de l’Arménie.

La diaspora arménienne est un outil incroyable avec de nombreux talents et connaissances, et nous pouvons faire bien plus que simplement envoyer de l’argent. En même temps, il y a beaucoup de problèmes en Arménie qui ne peuvent être résolus seuls.

Nous avons besoin d’un ministre de la Diaspora fort – au même statut que le ministre de la Défense – qui représentera la diaspora et établira les contacts. Le moment est venu d’abattre le mur érigé entre l’Arménie et la diaspora. Nous devons créer une stratégie de gouvernance qui fonctionne pour l’avenir des relations Arménie-diaspora.

Nous ne pouvons pas fonctionner sans gouvernement. L’ampleur des problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peut être résolue par un seul parti, un seul État, une société ou une diaspora. Nous devons nous unir.

Nous sommes confrontés à des problèmes institutionnels. Nos institutions ne fonctionnent pas correctement. L’édification de l’État est une mission vitale à laquelle nous devons tous travailler. La question n’est donc pas de savoir si nous voulons ou devons travailler avec le gouvernement. La question est de savoir comment nous le faisons et les mécanismes qui nous y aideront.

La construction de la confiance entre l’Arménie et la diaspora est la pierre angulaire. Les gouvernements ont beaucoup à voir avec l’instauration de la confiance. Cependant, nous n’entrons pas dans la politique, car les gouvernements vont et viennent, mais la nation et la terre (pays) restent.

Pour que les Arméniens de la diaspora participent aux affaires de l’État de l’Arménie, tous les Arméniens doivent obtenir la citoyenneté arménienne. Ce sera la première étape vers l’instauration de l’atmosphère de confiance avec la diaspora. La citoyenneté n’est pas qu’un bout de papier; pour beaucoup, c’est une incitation à avoir une raison de passer des vacances en Arménie, de passer leur temps et leur argent ici, et peut-être même de s’installer en Arménie.

La prochaine étape est la transparence des flux de trésorerie de la diaspora qui doit créer une confiance durable.

Nous avons besoin de rassembler des talents arméniens du monde entier pour pouvoir trouver des solutions aux problèmes qui renforceront notre indépendance, notamment dans le secteur de l’énergie, ce qui nous permettra de nous relever.

Pourquoi la diaspora devrait-elle s’en soucier – y a-t-il d’autres raisons que des motifs émotionnels purement patriotiques ? À cet égard, la mission de l’initiative est de véhiculer l’idée que nous ne sommes rien sans un État fort. La diaspora est forte quand l’État est fort.

Tout d’abord, nous devons avoir une vision de l’avenir de l’Arménie, et la diaspora doit être une partie essentielle de ce discours. Deuxièmement, chaque ministère devrait avoir un conseil consultatif composé de représentants de la diaspora au niveau ministériel. Dans le contexte de la société civile, nous avons bien progressé – la diaspora entre souvent en dialogue direct avec les ONG et autres organisations pour aider matériellement ou autrement. En termes sociaux, en général, les jeunes Arméniens devraient avoir de nombreuses possibilités de venir en Arménie, de renforcer la confiance et de créer leur propre monde en Arménie. C’est le meilleur moyen pour la diaspora de s’intéresser à l’Arménie et de s’impliquer dans sa vie.

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